Et le septième jour il vota !

allez-voter

Dimanche, certains iront voter pour les départementales et ce sera l’occasion de choisir son conseiller général.

Comme chaque fois, une formule revient sans cesse comme une incantation pour éviter le pire :

« voter n’est pas qu’un droit, c’est un devoir »

C’est un devoir dont chacun devrait s’acquitter à chaque élection.

Il est regrettable d’ailleurs que tous ne se déplacent pas car même si la montée des extrême est un réel problème, l’abstention reste le fléau de la démocratie. Cette abstention peut se comprendre mais elle n’est une solution ni aux problèmes de notre société ni un soulagement des rancœurs envers la classe politique.

A l’inverse, elle crée le désordre en faussant les résultats électoraux car quelle est la légitimité lorsque 60% des électeurs sont restés chez eux ou n’ont pas daignés venir ? On peut s’interroger mais on peut aussi se demander si ces comportements sont une réponse pertinente ou un non-sens.

Mais alors faut-il rendre le vote obligatoire ?

Il ne semble pas qu’une obligation comme le propose Jean-Christophe Cambadélis ( http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/le-vote-obligatoire-une-piste-contre-le-fn-selon-cambadelis_1661412.html ) ou d’autre soit la solution. Comment obliger les français qui ne se reconnaissent pas dans l’offre politique à aller voter, surtout quand le vote blanc n’est pas reconnu ?

En effet, si dans les différentes candidatures aucune ne correspond ou ne motive le vote d’un électeur, il peut voter blanc. Mais le grand paradoxe de notre démocratie est que ce vote sera compté mais pas pris en compte lors des résultats.

Par exemple, imaginons que sur quinze électeurs :

  • 5 votent blanc 
  • 6 votent pour le candidat A
  • 3 votent pour la candidat B
  • 1 vote pour le candidat C

Et bien le résultat sera que le candidat A sera élu avec 60% des suffrages exprimés (SU) alors qu’il ne représente que 40% des votants. Il sera suivi du candidat B qui aura 30% des SU (20% des votants) et le C qui aura 10% des SU (6,7% des votants). Vous constaterez que l’on oublie les 33,3% qui ont votés blanc.

Il peut paraître incompréhensible voir injuste que le vote blanc ne soit pas comptabilisé (certains même en ont fait leur cheval de bataille http://www.parti-du-vote-blanc.fr/ )  mais il faut savoir que comme il ne correspond à aucun choix, il peut devenir un frein démocratique. Bien entendus, il pourrait y avoir des solutions comme par exemple le tirage au sort, sur les listes électorales, des représentants de ce vote blanc, mais cela passe par la loi.

Néanmoins, le « voteur blanc » existe, d’un point de vue électoral, même s’il n’est pas prit en compte alors que l’abstentionniste non. L’abstentionniste reste celui a qui ont prête toutes les intentions et sur lequel politiques et médias adorent spéculer alors qu’il ne s’est pas exprimé mais celui qui vote blanc est celui qui n’a pas choisi.

Alors allez voter, allons voter. Car même si il est blanc, notre vote reste le symbole de notre liberté de choisir ou non un représentant et l’avenir de notre démocratie.


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