#balanceta… Délation

Les réactions sur les réseaux sociaux sont souvent le reflet des excès des individus. Un lieu sans loi où on a nul besoin de rendre des comptes, où anonymes (utilisateur de pseudo) côtoient des individus, où la délation est devenu à la mode.

On y voit fleurir les hashtags accusateurs qui condamnent sans permettre aux accusés de se défendre. Des hashtags qui comme des pelotons d’exécutions peuvent briser des vies et des réputations sans justification.

Fut un temps pas si lointain où l’on aurait condamné cette délation car cette pratique nous ramène à des périodes peu glorieuses de notre histoire.

De plus sur les réseaux sociaux, l’accusateur devient le juge et l’exécuteur. Et la sentence voit son poids s’accentuer au grès des reposts, des likes et des followers.

Alors quand je vois les #balanceton… Je ne peux m’empêcher d’y voir manipulation et irresponsabilité. Je ne dis pas que les personnes incriminés sont innocentes ou coupables, je pense juste que ce n’est pas justice.

De plus, aujourd’hui cet outil est utilisé pour dénigrer un maire, un député,… des personnes qui au delà de leur convictions politiques se sont engagées pour les autres, choisis par les autres, la moindre des choses serait le respect ces fonctions.

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Je ne suis pas Ruffin même pas insoumis et pourtant… #Handicap

Nous y revoilà, la scène de l’Assemblée nationale redevient , théâtre des jeux d’acteurs excessifs confrontant un chevalier blanc porteur de la bannière du peuple et les méchants seigneurs.

Car c’est ainsi qu’on nous le présente ou qu’on souhaite qu’on le voit. Loin d’une réflexion sur le fond, c’est peut-être la forme que l’on souhaite altérer et dénigrer.

Quoiqu’il en soit, si on se penche et qu’on tend l’oreille, on entend qu’une fois n’est pas coutume (quoi que…) les politiques du handicap ne font plus l’unanimité.

Un texte de la droite simplifiant le statut des accompagnants en milieu scolaire (AVS, AESH,…) ; un texte soutenus par la gauche et les insoumis (une fois n’est pas coutume) ; un texte que ceux qui ne sont et de droite, et de gauche (ou ni de droite ni de gauche… on s’y perd) ont décidé de ne pas voter.

Ce n’était pas une révolution, juste un moment où unanimement, nos députés auraient pu être rassemblés autour d’une cause qui dépasse les clivages. Un petit moment qui serait sans doute passé inaperçu sinon.

Mais voilà, est-ce surprenant ? Pas tant que ça. En matière de handicap, les lois pleuvent mais ne sont malheureusement pas souvent suivies des actions vantées.

Il n’y a qu’à voir l’inclusion, grande idée philosophique qui peine dans les faits tant le manque de volonté politique pour sa mise en place est grande.

Laissons donc les parents se débrouiller, les IME deborder et les établissements publiques bricoler des solutions. Qu’ils fassent avec ce que l’on veut bien leurs donner. Nous chanterons les louanges de nos mesures que nous ne financerons pas. Nous ferons comme les autres avant nous car pour l’image nous devons aider les faibles mais pour les votes nous vendrons nos économies. Car c’est ce que nous souhaitons être de Bon Gestionnaire et surtout parce que le vote des handicapés ne compte pas.

Il était une fois un 1er mai au pays de Molière #Macron #Benalla

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Il était une fois un 1er mai au pays de Molière une manifestation comme il s’en passe tout les ans. Cette manifestation aurait pu aurait pu suivre son cours dans l’actualité malgré quelques échauffourées et ne laisser qu’un souvenir vague sur les pages des journaux du lendemain.

Mais que s’est’il passé pour qu’aujourd’hui encore les unes lui soient consacrées ?

Immergeons nous… Alors que les force de l’ordre contiennent les manifestants et assurent la sécurité, deux deux individus s’approchent et cherchent les histoires. Les CRS riches de leur expérience laissent filer et ne répondent pas aux agressions afin d’éviter tout débordements et violences non necessaires. Mais ils ne sont pas seuls…

Deux observateurs les accompagnent; pour eux cet affront fais à l’autorité est intolérable. Ils décident de gérer eux même cette agression et usent de violence au nom de leur justice.

Il est révoltant que des violences aient lieu qu’elles soient provoquées par des manifestants ou les forces de l’ordre, cela arrive malheureusement régulièrement et charge à la justice de punir les responsables. Dans ce cas là même si ils ne sont pas les seuls fautifs (les manifestants ayant eux aussi usé de violence) les observateurs n’avaient aucun droit d’intervenir, ils n’étaient pas affectés à cette compagnie de CRS en tant que renforts et dans un état de droit les justiciers ont toujours tort.

La justice aurait pu faire son chemin et les médias en auraient parler un peu, une déclaration aurait renforcé les positions politiques et une nouvelle actualité ferait la une … mais lorsque la vidéo des évènements fait surface il n’y a pas eut de déclaration, le public découvre non seulement les agissements inacceptables des observateurs mais aussi leurs identités, leurs fonctions, les sanctions ainsi que de nombreux détails les concernant.

Mais qu’apprend t’on sur eux?

Tout d’abord que l’un d’eux est un proche collaborateur du président. De plus, il aurait bénéficié de plusieurs traitements de faveur de par sa proximité avec le pouvoir. Quant à la sanction, elle paraît dérisoire aux vues des faits reprochés et scandalise l’opinion publique.

Bien entendu l’information divulguée par les médias tourne en boucle sur les chaînes d’information et avec chaque jour de nouvelles révélations appuyant la promiscuité de l’un des protagoniste avec le président de la République. Mais le président choisit de se taire…

Suite au tapage le collaborateur est licencié et se retrouve en garde à vue. Ministres et membres de la majorité tentent d’éteindre le feu mais leur approche et leur déclarations ne fait fait qu’envenimer la situation.  Et laisse planer le doute sur les mission du collaborateur. Mais le président choisit de se taire…

Plusieurs enquêtes débutent dont l’une, parlementaire voit défiler les responsables : un ministre, le directeur de cabinet du président, le secrétaire général de l’Elysée…

Le président n’a toujours rien dit. Dans la majorité, certains députés commencent à gronder, où est passée cette promesse d’exemplarité quand celui qui promettait se tait?

Enfin, le président choisit de s’exprimer, il dira : « Le seul responsable de cette affaire, c’est moi et moi seul. » « S’ils veulent un responsable, a-t-il poursuivi, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher. » et contredira aussi certaines affirmations des auditionnés de la veille.

Certains trouverons cet acte courageux et il aurait pu l’être si l’Assemblée devant laquelle il s’exprimait n’était pas composée que de ses partisans. Il aura loué son collaborateur qui était là dès le début de l’aventure qu’il ne l’oubliera pas ; quelle fraternité envers un compagnon de route!  Mais durant ce moment qui aurait pu être plus, il n’était plus le président des français, il n’était qu’un arrogant chef de parti cherchant à rassembler ses troupes…

Alors oui, au pays de Victor Hugo on parle peut être trop de cette histoire mais si au tout début le président s’était exprimé et avait pris ses responsabilités alors la souris n’aurait pas accouché d’un éléphant. Certainement espère t’il que le mois d’août arrive et qu’avec lui les français bercés par la chaleur et les vacances oublieront qu’un premier mai au pays de Molière…

Conseil municipal du 28/06/2018 : Intervention sur la signature de la convention avec un apiculteur pour son installation dans le parc Chabrière. #Oullins

Chers collègues, cette délibération nous propose de perpétuer l’activité d’apiculture dans l’enceinte du parc Chabrière. L’hiver a été rude pour de nombreuses colonies d’abeilles ainsi l’installation de ces nouveaux essaims viendra remplacer les anciens.

Les installations de ruches en milieu urbain sont de plus en plus courantes, l’inutilisation de pesticide dans nos villes évite les perturbations qui désorientent les abeilles et affaiblissent les ruches.

Toutefois les émissions de CO2 altèrent la qualité du miel ; ce facteur varie en fonction de la proximité des voies de circulation. Lorsque celles-ci sont bien placées, le produit récolté s’avère d’excellente qualité.

Mais revenons à cette délibération que nous approuverons. Nous ne vous proposerons pas l’installation de ruche à tous les coins de rue ou sur tous les toits, notre ville ne compterait pas assez d’espaces fleuris pour faire travailler tous ces insectes et assurer la pérennité de leurs structures sociales. Ce ne serait pas pertinent.

Cette délibération nous interpelle surtout par l’intégration de l’élément agricole dans notre ville. Bien sûr, diverses associations oullinoises agissent de manière similaire par le biais de jardins partagés et c’est très bien. Il est vrai que de telle action restent difficiles dans notre ville. Non pas que les volontés soient inexistantes mais le territoire de notre commune est limité et déjà bien remplis. Nous ne souffrons pas d’ultra urbanisation comme certaines mégalopoles mais d’espace restreint.

Toutefois, il y a énormément d’espace que nous n’utilisons pas. Rassurez-vous, nous ne proposerons pas non plus de réaménager l’ensemble des espaces verts d’Oullins pour en faire des jardins potagers. Non, nous désirons parler de nos toits ou du moins des toits de nos bâtiments municipaux car leur surface reste complétement libre.

Cet excédent d’espace est aujourd’hui inutilisé et coute à notre municipalité plus qu’il ne pourrait rapporter à notre ville les rentabiliser ne serait que faire preuve de bon sens.

Notre assemblé devra intégrer cette nouvelle possibilité dans nos choix et décisions.

Il existe déjà des parcelles de fraisiers sur les toits parisiens, des fermes urbaines sont à l’étude pas très loin dans le campus de la Doua, d’autres ailleurs installent sur les toits des fermes solaires ou y construisent des maisons et des jardins… Tout cela pour vous dire qu’il faut s’en saisir.

Développer l’aménagement sur les bâtiments municipaux permettrait de limiter les frais d’entretient des toitures de ceux-ci et pourraient être pris en charge par les entrepreneurs qui investiraient les lieux pour la réalisation de leur projet.

Les possibilités énoncées précédemment ne sont que les germes de ce qu’il se fera bientôt, d’ailleurs, nombre d’entreprises et de promoteurs s’intéressent au potentiel de ces surfaces inutilisées.

L’agriculture urbaine en fait bien entendu partie, rapprocher la production du consommateur limite non seulement les émissions nocives dues au transport mais aussi les couts de production. Imaginez-vous consommant une salade dont les ingrédients proviendraient des toits oullinois…

La location de ces espaces a des producteurs d’énergies permettrait de faire baisser nos factures. Qui nierait le cout élevé des factures d’électricité.

Le monde change et de nouvelles opportunités d’investissements ou d’économies s’offrent à nos collectivités. Il est de notre devoir d’élus d’anticiper les évolutions urbaines dans l’intérêt de tous les oullinois.

Vers les débuts de mois difficiles #casino

Comme pour beaucoup, il nous arrive que les courses de fin mois posent problème. Comment faire face à ses besoins ces jours durant lesquels votre conseiller financier vous rappelle que vous êtes à sec?

Après les banques qui vous proposent des produits pour vous « faciliter » la vie en empruntant très facilement pour votre consommation quotidienne, les grandes surfaces s’y mettent aussi…

Ce n’est pas bien nouveau car pour la plupart, elles proposaient déjà aux titulaires de la carte du magasin de régler à crédit. La question est plutôt de savoir si cette proposition est réellement une solution?

Est ce que différer les dépenses lorsque notre situation financière compliquée persiste dans le temps permet de sortir la tête de l’eau ? Bien sur que non mais lorsque ponctuellement le manque de liquidité se fait sentir, pourquoi pas.

Mais n’oublions pas la responsabilité engagée lorsqu’on souscrit à ce type d’offre car même si elle y ressemble, elle n’est pas complètement gratuite car elle nous impose un commerçant et ses prix. pas sur qu’il nous propose des tarifs en adéquation avec nos besoins financier.

Compliqué alors de s’extirper de nos difficultés financières…

Est-ce une solution que de reporter à demain les dépenses d’aujourd’hui ? Est ce que cela ne reviendrait pas à passer des fins de mois difficiles aux débuts de mois compliqués ? A méditer…

Casino lance le paiement en différé des courses alimentaires – Le Point

Je paye ma taxe d’habitation et mon dentifrice #CommeToutLeMonde

A voir les gros titre, cette information est de première importance alors je pense qu’il est bon que tout le monde le sache :

Moi aussi, je paye ma taxe d’habitation et mon dentifrice. Je paye même la connection  internet qui me permet d’écrire cet article…

Je n’irai pas jusqu’à répertorier tout mes dépenses mais comme mon voisin, comme tout les autres français en fait, je paye ce que je consomme… quoi de plus normal!

Et oui, que faut-il en conclure? Nous avons un « président normal » ( #DejaVu ).

Vous comprenez alors le ridicule et l’inutilité de ces articles qui font des héros de ceux qui comme tout le monde font ce que tout le monde fait ? C’est l’inverse qui ne serait pas normal.

Bon je vous laisse, je part acheter mon pain. Et oui, je le paye aussi…

 

Rapport et décision… le feuilleton #NDDL

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Image Ouest-France

Le projet d’aéroport de Notre dame des Landes revient sur le tapis… Encore… Que dire qui n’a pas déjà été dit ? Depuis 43 ans (je n’étais pas encore né) le sujet fait l’actualité par intermittence : en 1974 une ZAD est créée, en 2000, le débat est relancé par Lionel Jospin et le projet est déclaré d’utilité publique en 2008. En 2016 une concertation confirmait le OUI au projet mais aujourd’hui la zone est toujours occupée et les forces de l’ordre n’y ont plus accès.

Ce projet, c’est un peu la patate chaude que se passent les présidents depuis plus de 20 ans et avec l’installation des zadistes, l’amplification des tensions politiques comme publique fait la difficulté de ce dossier.

D’un côté, on revendique le développement économique d’une région mais surtout d’une agglomération Nantaise qui aurait du mal a imaginé le futur avec l’aéroport actuel (quand même 5M de passagers cette année et plus de 14% d’augmentation de trafic). NDDL (si le projet sort de terre) devrait désengorger l’infrastructure actuelle. Au niveau prix, la facture s’élèverait à plus de 920M d’euros de plus, le chantier créerait 700 emplois et l’exploitation du site 3000 sans compter ceux que génèrerait le centre de recherche qui remplacerait l’ancien aéroport.

D’un autre côté, les propriétaires terrien (des agriculteurs) refusent de vendre ce qui est actuellement leur matière première et leur source de revenus. Une autre raison explique la mobilisation contre ce projet, si la structure voit le jour de nombreuses espèces animal risqueraient de disparaitre, ce serait un coup dure infligé à la faune car seul 2 des quatre espèces en danger pourraient être réintroduites. De plus, la réhabilitation de l’actuel aéroport aurait un cout qui avoisinerait 545M d’euros mais c’est sans compter sur les compensations d’abandon de projet qui devraient être versées et qui avoisineraient les 300M d’euros.

Au-delà de la question des finances ou de la sortie de terre ou non de cet aéroport, ce sont les comportements et les décisions humaines qui questionnent le plus dans cette affaires car malgré le fait que l’on comprenne les questionnements économiques et écologiques qu’engendre ce projet, les dérapages et les abus ne sont pas acceptable.

Ainsi lorsque la ZAD devient une zone de non-droit, pire une zone de quasi guerre urbaine comment se l’expliquer alors que nous sommes en démocratie ? Comment justifier que certains, sous revendication de « résistance » s’installent dans l’illégalité créant ainsi des tensions au sein des habitants et refusent toutes décisions de justice ? Comment expliquer que les forces de l’ordres usent de violences pour tenter de les déloger ? Enfin, comment expliquer que 40 ans après, aucune réponse politique n’ait été donnée pour ce conflit ?

Se battre pour ses idéaux est un acte noble mais ce combat doit respecter les règles de notre démocratie. Notre système n’est peut-être pas parfait mais il a le mérite d’exister et de nous permettre de vivre ensemble, d’être libre de penser et d’exprimer nos opinions.

Aujourd’hui un rapport a été remis au gouvernement qui annoncera sa décision en janvier. Espérons que celle-ci mettra fin à ce feuilleton qui dure… depuis trop longtemps.


Image : https://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640×360/public/2017/12/13/notre-dame-des-landes-5-contentieux-encore-en-cours-et-10-dates-cles.jpg?itok=09VoQosW

De l’avenir, l’ #IA est une clef… #IntelligenceArtificielle

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crédit : https://pixabay.com/fr/users/geralt-9301/

L’intelligence artificielle est sans aucun doute la technologie qui marquera notre société dans les décennies à venir. Les possibilités qui lui sont liées impacteront obligatoirement notre quotidien ainsi que le monde dans bien des domaines.

Aujourd’hui, nous sommes témoin de ses balbutiements ; les véhicules autonomes symbolisent l’un des développement rendu possible par les recherches sur l’IA, tout comme les études la confrontant à l’esprit humain dans des duels d’échecs ou de go, elles nous ouvrent des perspectives de ce qu’elle pourrait nous apporter.

Au delà du fait technologique, l’IA nourrit de nombreuses inquiétudes sur l’évolution de notre société. On se souvient tous de ses films de sciences fiction dans lesquels les machines exterminent ou prennent le contrôle de l’humanité, rassurez vous, nous n’y sommes pas encore… Enfin je crois… Néanmoins, ces craintes restent présentes.

Elle bouleversera le fonctionnement de nos sociétés et son étude sera le cœur des réussites économiques de demain. En effet, quand aujourd’hui on utilise des programmes de reconnaissance vocal, il est probable que demain nous prendrons rendez vous chez le généraliste auprès d’une secrétaire virtuelle.

Quand nous prendrons les transports en commun cette technologie permettrait d’optimiser les fréquences et la consommation d’énergie tout en dirigeant les flottes de véhicules…

Le développement de l’IA tend  à une modification des comportements humains et nous dirige vers la disparition des métiers les moins qualifiés. Il est important de s’interroger dés aujourd’hui sur les conséquences afin d’en mesurer et d’en anticiper l’impact.

De plus, il est stratégique que l’Europe s’accapare de cette question si elle souhaite rester performante et indépendante dans l’avenir car l’IA est déjà là…

Ce n’est pas le summum mais quand même… #TravailleursDétachés

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Il est important de souligner les avancées lorsqu’elles ont lieu même si elles ne sont pas totalement celles que l’on espéraient. Elles restent la preuve que l’on avance.

C’est le cas pour la réforme des travailleurs détachés dont il est beaucoup question dans les médias. Certes, dans le meilleur des mondes tous les travailleurs européens pourraient prétendre aux même salaires et au même prestations sociales. Sauf que nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes, notre Europe même si elle avance draine encore beaucoup d’inégalités.

Alors quand ces inégalités se réduisent même si pour certains cela reste anecdotique ou insatisfaisant, cela nous montre quand même que l’Europe va dans le bon sens et que peut-être qu’un jour nous l’atteindrons… le meilleur des mondes.

L’objectif majeur de la réforme de la directive est d’avoir un « salaire égal, à travail égal, sur un même lieu de travail ». En effet, dans la directive initiale, il est simplement spécifié que les travailleurs détachés doivent toucher le salaire minimum du pays d’accueil.

Or l’élargissement de l’UE à l’Est en 2004, avec l’arrivée de dix nouveaux pays, aux niveaux de vie et salaires plus bas, a bouleversé la donne, engendrant une concurrence déloyale entre entreprises et du dumping social.

Avec la révision de la directive, toutes les règles valables pour les travailleurs locaux s’appliquent aux détachés: ainsi, par exemple, si le pays d’accueil prévoit une prime de froid, de pénibilité, d’ancienneté, un treizième mois, ces bonus devront aussi leur être versés. source