On en rit quelques fois #handicap

Être parent d’un enfant en situation de handicap est lourd de charge émotionnelle, d’inquiétude sur sa vie présente ou futur et des choix qui doivent être pris pour sa santé ou son bureau en être. Outre le sentiment de culpabilité que l’on ressent, il y a toujours l’angoisse de ne pas faire assez ou assez bien et de passer à côté de quelque chose d’important ou d’un mal-être caché.

Cette vie n’est pas que rongée par le soucis, il y a aussi ces moments qui en d’autres circonstances n’auraient pas la même saveur…

Nous étions attablés depuis déjà une vingtaine de minutes. Tout le monde avait quasiment terminé l’entrée sauf mon fils qui au lieu de se nourir me racontait l’intégralité du manga qu’il venait de découvrir.
Un petit peu impatient de passer à la suite du repas je lui demande à plusieurs reprises de se taire et de manger le contenu de son plat.
Il s’exécute mais au bout de deux minutes, bien que n’ayant pas terminé son entrée, il repart dans la description de l’un des héro de son manga .
Un peu irrité d’avoir à lui répéter une énième fois de se taire et de terminer son assiette je lui dit :
 » Bon Rubén ça suffit ! Ça fait au moins cinquante fois que je te demande d’arrêter de parler et de terminer de manger, t’es sourd ou quoi? »
Il m’a fallut un dixième de seconde pour me rendre compte de la débilité de ce que je venais de dire et moins de temps encore à mon fils pour me répondre avec un grand sourire, juste avant que l’on soit pris d’un énorme fou rire :  » Ben oui papa, je suis sourd ».

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Dure réalité… #SceneDeVie #1

Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas posé pour le regarder. Juste pour profiter du moment et ressentir de la fierté. Puis on se souvient de ses instants gravé dans la mémoire tel des photos de polaroids aimantées sur le frigo. J’intègre doucement et douloureusement le temps qui est passé. Je réalise que ce n’est plus la même personne que j’ai devant moi.

Il ne manque pas grand chose pour qu’il me mange la soupe sur la tête comme le disait pépé François, pourtant je ne l’avais pas remarqué avant.  Ce n’est pas comme si nous ne vivions pas sous le même toit, tout les jours nous nous croisons, nous discutons mais c’est comme si aujourd’hui je réalisais qu’il etait là.

Il est devant moi, concentré, langue en coin, s’appliquant pour réaliser je ne sais quel travail. Les sourcils froncés, les yeux fixes; ce ne sont pas ceux d’un adulte mais ce ne sont déjà plus ceux d’un enfant.

Ces quelques minutes à le fixer son comme si 13 années s’était écoulée me démontrant à quel point le temps peut-être vicieux, lorsqu’il file doucement sans que l’on ne puisse rien suspecter.

Il se lève marmonne quelque mots que je ne saisis pas. Sa voix éraillée d’ado pubert me fais sourir. Combien de fois ai-je pu me moquer de lui, de cette voix de transition qui un jour arrêtera de changer, pour mon plus grand malheur.

Difficile d’accepter. Un souvenir émerge soudain. Celui quand pour la première fois je tenais dans mes bras ce petit bonhomme. Je me plais à croire qu’il me souriait tout en sachant que c’était impossible pour un bébé de quelques minutes. Je ressens cette fierté qui ne m’a jamais quittée depuis et qui grandit chaque jour avec lui.

J’imagine que tous les parents le ressentent mais c’est douloureux de le voir grandir et d’accepter qu’un jour il n’aura plus besoin de nous et partira vivre sa vie.

Je sais pertinemment que c’est égoïste et faux mais j’ai peur qu’un jour il m’oublit. On n’oublie jamais sa famille… Enfin je crois.

Bizarrement, j’ai l’impression que c’est moi le petit garçon tant mon raisonnement me parait incohérent mais y a t’il quelque chose de cohérent dans l’amour que l’on porte à ses enfants?

Nous sommes le 19 mars…

« Comme il fait bon ! On se croirait au printemps,… » Voilà ce que je me suis dit ce samedi soir. J’étais un peu en retard mais quand même, quel plaisir de sentir les rayons du soleil sur ma peau !
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Merci madame la conseillère, …

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Pôle emploi

Combien de personnes pensent ou ont pensé que le pôle emploi ne servait à rien? C’était mon cas il y a quelques temps. Il est vrai que les premiers échanges que j’ai pu avoir avec cet organisme furent des plus particuliers. On peut signaler, d’ailleurs, que lorsque l’on parle du pôle emploi, tout un tas de clichés résonne comme des plaisanteries, comme des extrapolations de quelques légendes urbaines… des extrapolations ? Pas forcément. Je ne vous raconterai pas aujourd’hui cette histoire mais… quoi que…bon d’accord !

Lorsque l’on se retrouve au chomage, la première des démarches est de s’inscrire ou se réinscrire au pole emploi. Si il s’agit de votre « première fois », vous devez remplir un dossier et fournir un certain nombre de documents justifiant de la ou des périodes durant lesquelles vous avez cotisé et prendre un rendez vous avec un conseiller.

Le jour du rendez-vous arrive. 8h00. Vous arrivez au premier guichet pour signaler votre présence. La personne vérifie vos papiers d’identité, vous regarde (sensation de malaise, que ce passe t’il?) et vous annonce que vous ne pourrez pas honorer votre rendez vous. Motif : carte d’identité périmée…

Second rendez-vous. Comme à chaque fois, lorsque l’on rend le dossier à un organisme administratif, il manque un papier qui n’était pas demandé initialement. Soit. Néanmoins, l’entrevue avec la conseillère permet d’exposer le projet professionnel et de s’informer des possibilités et des procédures pour le mener à bien.

Troisième passage. Vous retournez rendre son dossier complet, cette fois-ci, et au guichet rien ne se passe comme prévu… Il manquerait un autre papier… (pour pouvoir commencer à toucher vos indemnités, il faut que votre dossier soit complet.Grand moment de solitude) demande d’explication, début d’impatience (la tension monte) pour se rendre compte que votre interlocutrice s’est trompée et a mal calculé votre durée de cotisation (ouf).

Votre dossier est complet, validé, la première étape enfin terminée.

Lors de votre entretien, vous avez émis le souhait de changer d’orientation professionnelle et votre conseillère vous a informé des divers formations disponibles ainsi que du protocole à suivre pour y accéder. Vous recherchez donc un stage d’observation afin de valider votre projet. Malheureusement pour vous, les vacances scolaires débutent mais malgré la difficulté vous effectuez ce stage et confirmez donc votre choix. Vous retournez auprès de votre conseillère afin qu’elle vous inscrive à une formation mais voilà elles sont complètes. (grrrrrr…)

Vous démarchez les employeurs susceptibles de vous prendre en alternance mais vous ramez, les difficultés économiques actuelles bloquent vos initiatives. Vous n’espérez plus rien de l’agence pour l’emploi mais vous devez honorer vos convocations afin de préserver vos indemnités.

Voilà déjà quelques mois, qu’à chaque rendez-vous physique ou téléphonique, vous rendez compte de vos recherches mais l’espoir commence a déserter vos pensées. Une nouvelle fois, vous rencontrez votre conseillère sans rien en attendre. Vous lui exposez vos recherches et vos doutes mais cette fois ci elle trouve deux annonces intéressantes.

Un organisme, travaillant dans le domaine que vous souhaitez intégrer, recrute trois personnes même débutantes. L’espoir renaît grâce à votre conseillère. Vous récupérez les divers informations et postulez. Aujourd’hui, vous avez intégré la structure et même si vos débuts avec le pôle emploi furent des plus calamiteux, vous remerciez encore cette conseillère grâce à qui vous débutez cette nouvelle vie.