Parce qu’on ne peut pas laisser faire… #migrant

Il est « indigne » de « laisser à l’abandon dans les rues de Nice, de Paris ou de Calais des hommes et des familles en espérant que cela en dissuadera d’autres de les rejoindre » et de laisser les associations « livrées à elles-mêmes ou au harcèlement de la police »

Réfugiés : Cohn-Bendit, Omar Sy et Médecins du monde demandent à Macron d’agir

 

Je vous invite à signer cette pétition.

L’accueil est pourtant une valeur Française !

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De l’eau a coulé sous les ponts? Pas tant que ça… C’était presque hier que les unes des médias commentaient la position au combien critiquée d’Angela Merckel d’accueillir un grand nombre de migrants. Ils étaient nombreux à intervenir chacun y allant de sa petite phrase de son jugement ou de son soutien.

Pour ma part, bien que n’étant pas un grand fan de la chancelière allemande, j’avais trouvé et je le pense toujours, que nombre de chef d’État auraient été inspirés de prendre la même décision et que l’Europe avait manqué une occasion de briller et d’afficher sa caractéristique humaniste .

Depuis que l’homme existe, il se déplace sur terre. Les mythes, les textes religieux du monde entier nous racontent les migrations humaines qu’elle soit lorsque les hommes quittèrent l’Afrique pour arriver en Europe, quand Hébreux s’enfuirent d’Égypte, quand les chrétiens arrivèrent à Rome fuyant les persécutions ou quand des eurasiens traversèrent le détroit de Béring et arrivèrent en Amérique du nord.

L’homme se déplace et se déplacera sur le globe. Nos enfants partiront et peut-être​ vivront à l’autre bout du monde à la recherche d’une vie meilleur tout comme tous ces hommes et toutes ces femmes qui aujourd’hui arrivent en France à la recherche d’un idéal. A une différence c’est que nos enfants auront la chance de pouvoir choisir leur migration grâce à leur pays de naissance.

Que dire de cet adolescent qui parti avec son frère pour fuire son pays. Pays dont les dirigeants n’acceptent pas les pensés divergentes au poing de vouloir les annihiler. Que lui dire donc quand arrivant seul sur les cotes européennes il demande de l’aide? Qu’il n’est pas en règle? Faut-il lui dire qu’il n’est pas le bienvenu et que cette image d’une Europe bienveillante aux mentalités évoluées était tronquée ?

Que dire à ce père de famille qui vient chercher du travail en France parce que la seule chose qu’il souhaite est d’offrir une meilleure vie à ses enfants? Ne faisons nous pas la même chose? Qui ne désire pas offrir le meilleur avenir aux siens?

Bien sur, ceux qui disent que le problème de ses migrations se trouve dans les pays d’origines des migrants n’ont pas complètement tort étant donné que si les conditions de vie se prêtaient à l’épanouissement des personnes, peu de gens partiraient. Malheureusement, très souvent, connaître les causes ne solutionne pas la réalité des conséquences qui aujourd’hui se caractérise par un accueil indigne.

Vous comprendrez dans ce cas toute l’incohérence d’une répression sur des migrants par les forces de l’ordre. Est-ce que la France, pays des droits de l’homme et dont l’image international brille de sa nature humaniste, ne peut pas traiter dignement ces migrants ?

Notre nouveau président avait soutenu Mme Merckel, il m’avait fait forte impression car il était alors à contre courant de l’opinion. Aujourd’hui, son gouvernement annonce une politique répressives à l’égard des migrants et ne répond pas aux élus qui proposent des alternatives plus dignes.

Est-ce que la valeur de la vie dépend du pays d’origine ? Est-ce que l’économie justifie l’indignité de traitement d’un migrant?

Comme le disait Michel Rocard :

La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais elle doit en prendre sa part

Comme dans de nombreux autres domaines, les politiques migratoires doivent évoluer. Espérons que ce n’est qu’un couac et que l’avenir nous rapportera l’éclat d’une de nos plus belle valeur.


Aide aux #migrants : amende requise contre quatre retraités

Education – Calais : 80 migrants quittent la « jungle » pour étudier à l’université de Lille

Solidarité – Les migrants de Calais crient leur bonheur d’être à Poitiers

l’accueil des #réfugiés est une force

Aide aux #migrants : amende requise contre quatre retraités

Il y a des faits divers qui monopolisent la une des journaux et d’autres dont on parle moins malgré leur impact humain et les valeurs qu’ils illustrent.

C’est le cas de ces quatres personnes poursuivies en justice pour avoir en avoir aidé d’autres.

C’est l’une de ces fois ou la loi nous fait oublier les valeurs de fraternité et d’acceuil qui font la grandeur de notre pays.

Aide aux migrants : amende requise contre quatre retraités
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/05/16/aide-au-migrants-amende-requise-contre-quatre-retraites_5128613_1653578.html

l’accueil des #réfugiés est une force

Alors que les les maires des grandes capitales de ce monde assenent que les migrants sont une forces, certains politiques prêchent aux moins informés les dangers d’une « immigration massive » due à l’afflut de réfugiés en europe.

Tout d’abord, je m’interroge sur ce qu’est une « immigration massive » car les réfugiés Syriens qui effraient autant la droite et l’extreme droite ne sont manifestemment pas très attirés par notre pays. Est ce que cela n’est pas plus inquiétant? Le pays des lumières n’attirent plus autant mais apparemment c’est moins important.


Les pays situés en zone de guerre ou à leurs frontières occupent la tête du classement: l’Irak est en première position avec 4,7 millions de réfugiés sur son sol, dont une forte proportion de « déplacés » internes au pays, suivie par le Pakistan (3,4 millions). La Turquie arrive en troisième position, avec 2,5 millions de réfugiés accueillis. Le premier pays européen n’arrive qu’en septième position: l’Allemagne, loin devant la France, quatorzième du classement avec 340 000 réfugiés accueillis.[via CARTE. Accueil des réfugiés: les bons et les mauvais élèves de la planète – L’Express]


https://lexpressweb.carto.com/viz/89a6b926-cddb-4b83-aa73-d066b4e4e93e/embed_map

Dans beaucoup de cas aussi, on nous tait les bienfaits de l’accueil de ces réfugiés notamment quand leur présence permet aux communes souffrant de l’exode rurale de garder leur écoles et de redynamiser leurs villages. Comme par exemple, ce petit village de l’Allier ravi d’avoir accueilli des réfugiés qui ont pu faire revivre l’ équipe de football.

En bonus, une petite vidéo sur une autre manière de voir les réfugiés

 

#Wauquiez n’a rien à voir avec le #FN: il est pire que lui… #Réfugiés

Les affirmations que Laurent Wauquiez vient de tenir sur la répartition des migrants ne sont malheureusement plus surprenantes.

Avec des propos pareils, il pourrait être pris à son propre jeu, et être à son tour fiché S, tant ses allégations menacent gravement la sécurité publique par leur violence et leur éloignement des réalités, et aux conséquences qu’elles pourraient engendrer.

Il confond tout, il mélange tout… mais à dessein…


Nous entrons dans un nouveau cycle, dans une nouvelle ère, où les peuples, pour des raisons diverses, sont voués à se réunir et à s’entraider. Nous sommes destinés à vivre plus nombreux au cœur de nos villes, dans lesquelles nous serons de plus en plus confrontés à des drames de santé publique et de pauvreté. Les plus fragiles, en manque de liens sociaux, connaîtront graduellement ces difficultés. C’est pourquoi nous devons sortir des schémas délimités, et réfléchir à la promotion d’un type de société différent.
S’il est un champ d’intervention pour lequel l’édification d’une politique à l’échelle régionale et intercommunale est pertinente, voire fondamentale, c’est l’hébergement d’urgence ou de stabilisation, car l’effort partagé est la responsabilité de chacun.

L’exclusion s’avère structurelle, pas uniquement conjoncturelle, et la gestion de cette forme de désinsertion ne renvoie pas strictement à un problème social, économique ou sanitaire. La grande exclusion est liée à notre développement. Plus les personnes souffrent de l’exclusion durablement, plus elles connaissent des troubles somatiques et psychiques qu’il convient alors de prendre en compte dans les politiques d’hébergement.

L’exclusion, le rejet par cette peur qu’exprime aujourd’hui le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, est un formidable générateur de rancœur qui fera émerger à termes des problèmes bien plus importants que ceux que nous vivons actuellement.


Laurent Wauquiez, est un formidable générateur de rancœur qui fera émerger à termes des problèmes bien plus importants que ceux que nous vivons actuellement.


S’occuper de la grande exclusion n’est pas simple et nécessite que des domaines spécialisés n’ayant pas l’habitude de collaborer, acceptent d’associer leurs moyens et de coordonner leurs actions.

Des solutions alternatives doivent donc être trouvées « régionalement » et « intercommunalement » pour ceux qu’il n’est pas possible de laisser seuls sous un toit, en créant un outil unifié.

Les collectivités doivent s’engager et arrêter de se défausser sur l’État. La Grande Région, les Métropoles doivent les aider de concert. Ne pas le faire, c’est cultiver la misère, engendrer la haine et des problèmes à très court terme. La demande n’est pas aux petites communes de faire de grands centres d’hébergement mais d’agir à la hauteur de leurs moyens, en favorisant l’hébergement diffus.

Il est impératif de voir émerger plus d’engagements, plus d’adhésions des communes, sur cette notion d’urgence, un peu trop en filigrane dans les principes de ce projet.
L’action du gouvernement peut impulser cette nécessité de voir émerger des unités d’accueils diffuses, de façon à pallier ce déficit d’accueil, d’éviter des regroupements qui pourraient être problématiques, et en même temps, travailler sur le long terme auprès de tous les publics qui à un moment, se retrouvent dans cette situation, afin de se poser et de les aider à se restructurer et d’envisager un nouveau cap.

Cette urgence si difficile à gérer, à organiser, est le cœur du problème dans la gestion de l’hébergement de ces publics, au quotidien.

Pour répondre aux besoins de personnes délaissées, entièrement ou en partie, par les dispositifs « normalisés », les structures d’urgence se spécialisent peu à peu dans l’accueil des publics a priori indéfinissables, dans l’accueil de tous les « sans ».

Dans le secteur de l’urgence, Monsieur Wauquiez et son compère d’indignité, Christian Estrosi, oublient que la notion d’inconditionnalité apparaît comme une autre modalité d’accueil et de soutien des personnes, repoussant les limites d’accès aux services de protection. Quand la conditionnalité maintient assez élevés des seuils d’accès et peut devenir un facteur d’exclusion, l’inconditionnalité élargit les portes d’entrée dans des dispositifs ouverts à tous. L’accueil et le service rendu ne sont pas, ici, la contrepartie d’un quelconque engagement de l’usager. A savoir que les rapports entre accueillants et accueillis ne sont pas contractuels.

Occulter même momentanément cette notion d’urgence sociale, ne pas prescrire de perspectives afin de voir émerger de nouveaux dispositifs d’accueil traitant l’urgence sur le territoire régional, ne peut réduire le champ des interventions qu’à une gestion froide et technocratique de cette grande précarité.

Épauler cette dynamique serait un bel exemple de responsabilité face à des partenaires qui seraient tentés de délaisser de plus en plus leurs responsabilités en stigmatisant outrageusement ces populations…

Une fois encore, Laurent Wauquiez prouve, par son obscurantisme et son intarissable soif de siphonner les voix d’une extrême droite, en essayant d’être pire que le pire, qu’il n’est pas à la hauteur et encore moins l’homme de la situation…

Je lui rappellerai les mots d’un fils de charpentier, qui disait simplement « qu’aimer son prochain comme soi-même », ne veut pas dire l’aimer à la mesure de cet amour égoïste que nous aurions pour nous, mais l’aimer comme un autre nous-même, comme s’il était nous-même, c’est-à-dire faire de chacun de nos prochains, de chacun de nos frères, des êtres si proches qu’ils ne soient plus discernables de nous-même et que d’un même mouvement spontané qui nous fait vouloir, désirer le bonheur et le bien pour nous, nous le voulions, le désirions pour chacun de nos frères.

Laurent Wauquiez n’arrive décidément pas à comprendre que nous ne pourrons maintenir un haut niveau de solidarité et de sécurité, si nous ne sommes pas animés par ce sens élevé de l’intérêt commun, sans hypothéquer ni différer sur nos enfants, toutes les retombées de ces enjeux.

Stéphane Gemmani

#Merkel rejette « fermement » les appels à remettre en cause l’#accueil des #réfugiés – @Lalibrebe

Je suis loin d’être un supporter d’Angela Merkel, mais force est de constater que c’est une femme de conviction. On salut le maintien de sa politique d’accueil des réfugiés après les évènements qui ont eu lieu en Allemagne. Un très grand courage politique, d’autres dirigeants européens devraient s’en inspirer…

« Nous allons y arriver » (« wir schaffen das »), lancé à la fin de l’été 2015 quand l’Allemagne a ouvert ses portes à des centaines de milliers de réfugiés fuyant la guerre ou la misère.
« Je suis aujourd’hui comme hier convaincue que nous allons arriver à mener à bien cette épreuve historique en ces temps de mondialisation », a-t-elle insisté. « Nous allons y arriver et nous avons déjà réussi beaucoup, beaucoup de choses ces derniers mois », a -t-elle ajouté.

via Attentats: Merkel rejette « fermement » les appels à remettre en cause l’accueil des réfugiés – La Libre.be