Non, le #FN n’est pas un parti comme les autres…

Pour ceux qui pourraient penser que le Front National est un parti comme les autres, voici le témoignage d’un ancien « cadre », candidat aux municipale et aujourd’hui démissionnaire.

Ce qui est évoqué sur le fonctionnement de ce parti fait froid dans le dos tant la description qui en est faite est éloignée de ma vision de la République.

Mais jugez par vous même….

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=738a939f-ff44-48ab-8b44-5b470e5538bf

https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-02-janvier-2017

#Wauquiez n’a rien à voir avec le #FN: il est pire que lui… #Réfugiés

Les affirmations que Laurent Wauquiez vient de tenir sur la répartition des migrants ne sont malheureusement plus surprenantes.

Avec des propos pareils, il pourrait être pris à son propre jeu, et être à son tour fiché S, tant ses allégations menacent gravement la sécurité publique par leur violence et leur éloignement des réalités, et aux conséquences qu’elles pourraient engendrer.

Il confond tout, il mélange tout… mais à dessein…


Nous entrons dans un nouveau cycle, dans une nouvelle ère, où les peuples, pour des raisons diverses, sont voués à se réunir et à s’entraider. Nous sommes destinés à vivre plus nombreux au cœur de nos villes, dans lesquelles nous serons de plus en plus confrontés à des drames de santé publique et de pauvreté. Les plus fragiles, en manque de liens sociaux, connaîtront graduellement ces difficultés. C’est pourquoi nous devons sortir des schémas délimités, et réfléchir à la promotion d’un type de société différent.
S’il est un champ d’intervention pour lequel l’édification d’une politique à l’échelle régionale et intercommunale est pertinente, voire fondamentale, c’est l’hébergement d’urgence ou de stabilisation, car l’effort partagé est la responsabilité de chacun.

L’exclusion s’avère structurelle, pas uniquement conjoncturelle, et la gestion de cette forme de désinsertion ne renvoie pas strictement à un problème social, économique ou sanitaire. La grande exclusion est liée à notre développement. Plus les personnes souffrent de l’exclusion durablement, plus elles connaissent des troubles somatiques et psychiques qu’il convient alors de prendre en compte dans les politiques d’hébergement.

L’exclusion, le rejet par cette peur qu’exprime aujourd’hui le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, est un formidable générateur de rancœur qui fera émerger à termes des problèmes bien plus importants que ceux que nous vivons actuellement.


Laurent Wauquiez, est un formidable générateur de rancœur qui fera émerger à termes des problèmes bien plus importants que ceux que nous vivons actuellement.


S’occuper de la grande exclusion n’est pas simple et nécessite que des domaines spécialisés n’ayant pas l’habitude de collaborer, acceptent d’associer leurs moyens et de coordonner leurs actions.

Des solutions alternatives doivent donc être trouvées « régionalement » et « intercommunalement » pour ceux qu’il n’est pas possible de laisser seuls sous un toit, en créant un outil unifié.

Les collectivités doivent s’engager et arrêter de se défausser sur l’État. La Grande Région, les Métropoles doivent les aider de concert. Ne pas le faire, c’est cultiver la misère, engendrer la haine et des problèmes à très court terme. La demande n’est pas aux petites communes de faire de grands centres d’hébergement mais d’agir à la hauteur de leurs moyens, en favorisant l’hébergement diffus.

Il est impératif de voir émerger plus d’engagements, plus d’adhésions des communes, sur cette notion d’urgence, un peu trop en filigrane dans les principes de ce projet.
L’action du gouvernement peut impulser cette nécessité de voir émerger des unités d’accueils diffuses, de façon à pallier ce déficit d’accueil, d’éviter des regroupements qui pourraient être problématiques, et en même temps, travailler sur le long terme auprès de tous les publics qui à un moment, se retrouvent dans cette situation, afin de se poser et de les aider à se restructurer et d’envisager un nouveau cap.

Cette urgence si difficile à gérer, à organiser, est le cœur du problème dans la gestion de l’hébergement de ces publics, au quotidien.

Pour répondre aux besoins de personnes délaissées, entièrement ou en partie, par les dispositifs « normalisés », les structures d’urgence se spécialisent peu à peu dans l’accueil des publics a priori indéfinissables, dans l’accueil de tous les « sans ».

Dans le secteur de l’urgence, Monsieur Wauquiez et son compère d’indignité, Christian Estrosi, oublient que la notion d’inconditionnalité apparaît comme une autre modalité d’accueil et de soutien des personnes, repoussant les limites d’accès aux services de protection. Quand la conditionnalité maintient assez élevés des seuils d’accès et peut devenir un facteur d’exclusion, l’inconditionnalité élargit les portes d’entrée dans des dispositifs ouverts à tous. L’accueil et le service rendu ne sont pas, ici, la contrepartie d’un quelconque engagement de l’usager. A savoir que les rapports entre accueillants et accueillis ne sont pas contractuels.

Occulter même momentanément cette notion d’urgence sociale, ne pas prescrire de perspectives afin de voir émerger de nouveaux dispositifs d’accueil traitant l’urgence sur le territoire régional, ne peut réduire le champ des interventions qu’à une gestion froide et technocratique de cette grande précarité.

Épauler cette dynamique serait un bel exemple de responsabilité face à des partenaires qui seraient tentés de délaisser de plus en plus leurs responsabilités en stigmatisant outrageusement ces populations…

Une fois encore, Laurent Wauquiez prouve, par son obscurantisme et son intarissable soif de siphonner les voix d’une extrême droite, en essayant d’être pire que le pire, qu’il n’est pas à la hauteur et encore moins l’homme de la situation…

Je lui rappellerai les mots d’un fils de charpentier, qui disait simplement « qu’aimer son prochain comme soi-même », ne veut pas dire l’aimer à la mesure de cet amour égoïste que nous aurions pour nous, mais l’aimer comme un autre nous-même, comme s’il était nous-même, c’est-à-dire faire de chacun de nos prochains, de chacun de nos frères, des êtres si proches qu’ils ne soient plus discernables de nous-même et que d’un même mouvement spontané qui nous fait vouloir, désirer le bonheur et le bien pour nous, nous le voulions, le désirions pour chacun de nos frères.

Laurent Wauquiez n’arrive décidément pas à comprendre que nous ne pourrons maintenir un haut niveau de solidarité et de sécurité, si nous ne sommes pas animés par ce sens élevé de l’intérêt commun, sans hypothéquer ni différer sur nos enfants, toutes les retombées de ces enjeux.

Stéphane Gemmani

Déjà 2017… ah non… #présidentielles

L’élection présidentielle, à l’issu de laquelle nous choisirons le futur chef de l’état, se déroulera dans un an. Aujourd’hui déjà, les médias ne manquent pas de matière, arbitrant de ci de là, commentant chaque petites phrases ou déplacements. Le monde politique, au milieu des regards croisés de l’information et de l’effet de buzz, alimente ce système. Il parait maintenant, obligé de réagir au gré des sondages, des manifestations, comme si la forme avait remplacé le fond.
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Ce que l’on entend… comme si on ne pouvait pas faire les deux #solidarité

Raphaël

Après les appels du pied, c’est l’appel du plat. #Chalon #laïcité #VivreEnsemble

Si ce n’est pas un coup politique à la veille des élections alors je ne sais pas ce que c’est.

Le maire de  Chalon sur Saône a décidé de supprimer  le menu de substitution dans les cantines des écoles primaires de sa ville. A croire que le front nationale et l’ump font la course au populisme et qu’après les appels du pied voici venir un appel du plat. Lire la suite

Et le septième jour il vota !

allez-voter

Dimanche, certains iront voter pour les départementales et ce sera l’occasion de choisir son conseiller général.

Comme chaque fois, une formule revient sans cesse comme une incantation pour éviter le pire :

« voter n’est pas qu’un droit, c’est un devoir »

C’est un devoir dont chacun devrait s’acquitter à chaque élection.

Il est regrettable d’ailleurs que tous ne se déplacent pas car même si la montée des extrême est un réel problème, l’abstention reste le fléau de la démocratie. Cette abstention peut se comprendre mais elle n’est une solution ni aux problèmes de notre société ni un soulagement des rancœurs envers la classe politique.

A l’inverse, elle crée le désordre en faussant les résultats électoraux car quelle est la légitimité lorsque 60% des électeurs sont restés chez eux ou n’ont pas daignés venir ? On peut s’interroger mais on peut aussi se demander si ces comportements sont une réponse pertinente ou un non-sens.

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J’espérais un meilleur début…

J’espérais un meilleur début d’année…

J’avais déjà mal digéré les bancs grillagés d’Angoulême qui, le jour de Noël, donnaient un symbole fort du rapport à la pauvreté et aujourd’hui ce flot de haine me donne envie de vomir…

Je vous explique si vous n’en avez pas encore entendu parlé : un bébé rom est mort dans les bras de sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’un élu frontiste se déchaîne sur les réseaux sociaux (elles sont loin les racines chrétiennes de la France (et leurs valeurs) lorsque la campagne électorale est terminée).

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L’histoire ne s’arrête pas là…

Cette famille voulait enterrer son enfant dans la ville où ils « vivent » (là ou se trouve leur bidonville). Mais ils n’en ont pas eu la possibilité. La mairie refusa (un peu de charité aurait sans doute soulagé la famille dans ce moment douloureux).

http://www.europe1.fr/faits-divers/essonne-un-maire-refuse-qu-un-bebe-rom-soit-enterre-au-cimetiere-2333639?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Bien sur, ce cas n’est pas une généralité. Tous les élus ne profitent pas du moindre fait divers pour cracher leur venin via les réseaux sociaux. Mais lorsque je lis ça, lorsque je lis ces réactions, « j’ai mal à ma France » et aux valeurs qui la caractérisent comme, par exemple, la fraternité.

La Fraternité, une valeur si importante pour notre pays qu’elle est écrite en gros sur le fronton de nos mairies, mais qui est, malheureusement, trop souvent oubliée, car pour certains, « la france n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde » (Une manière inélégante de se décharger de ses responsabilités)

Mais alors, la France a t’elle vocation à s’occuper de la misère qui est sur ses trottoirs et dans ces bidonvilles ? Est ce que la fraternité s’arrête à l’identité, à l’origine ou à la nationalité de celui qui est dans le besoin ?

Je ne le pense pas car la misère ce sont aussi des « français pur souche » ou « d’origines » (expressions empruntées) qui en souffrent ainsi que ces roms, ces albanais, ces africains, … tous venus attirés par la lumière du pays des droits de l’homme mais à l’arrivée, au bout de leurs périples (lorsqu’ils y arrivent), ils sont jugés, coupables de leur misère. Notre rôle n’est il pas d’être les garants de la dignité de ces personnes sur notre sol ?

Pauvreté n’est pas vice. Parbleu ! Un vice est agréable.

Paul Léautaud