A bout de souffle? Non…

Depuis quelques années, on ne peut que constater que la vitrine du magasin des Le pen paraît plus propre et plus accessible au tout un chacun. La publicité  passe aux heures de grande écoute et le langage est soigné, on pourrait presque penser que le catalogue a changé. Néanmoins, en visitant l’arrière boutique, on se rend compte que même si la façade avec sa couleur bleu marine est flambant neuve, les vendeurs sont restés les mêmes. Bien sur, les plus virulents ont été licenciés mais uniquement pour créer des filiales et ainsi fidéliser une certaine clientèle, sans impacter l’image générale, que les commerciaux récemment recrutés, s’efforcent de populariser. Dans ce marché de l’offre et de la demande, ils ont misé sur une politique de récupération des déçus et des insatisfaits.

L’enseigne juste à côté, l’UMP , tourne mieux ces derniers temps. Ils ont récupéré des marchés qui avaient été raflés il y a quelques temps par le principal concurrent de la rue de gauche. Ils n’ont pas spécialement gagné de clientèle mais leurs habitués ne changent pas de crémerie et restent fidèles à la maison. Cela, malgré le récent conflit qui opposait deux gros actionnaires et la nomination du nouveau directeur sali par les malversations électorales. Depuis, les conseils d’administration laissent planer le doute quant à l’éventuel retour de l’ancien patron, lui aussi sous le coup de scandales.

Dans la rue de droite, il y a aussi un ancien actionnaire de l’UMP qui avait retiré ses billes pour se lancer en freelance. Il a créé l’UDI et négocie pour fusionner avec un cousin, le MODEM.

Dans la rue de gauche, la plus grosse échoppe, le PS, qui depuis quelques années gagnait de nombreux marchés, se trouve malmenée et accuse le coup suite à la perte de nombreuses succursales causée par une gestion de la communication calamiteuse et un bilan mitigé. Après le remaniement de son équipe dirigeante, son principal partenaire, EELV, souhaite prendre ses distances, et espère pouvoir se positionner et gagner en compétitivité. Dans cette rue, les virements et les revirements affaiblissent ainsi un peu plus l’indice économique déjà bien malmené par les divergences avec les autres partenaires, les franchisés du Frond de gauche : le PCF et le PG.

La rue de gauche souffre dans son ensemble d’une baisse de la fréquentation. En effet, même les habitants qui jadis venaient l’animer ne sortent plus de chez eux et espèrent inconsciemment l’étincelle et l’innovation caractéristiques du lieu dont le dynamisme d’antan profitait à la région.

On pourrait penser que ce système est à bout de souffle mais la jeunesse pousse vers sa rénovation. Le plus difficile sera pour elle de faire valoir ses idées, la manière de les présenter et d’imposer le renouveau dans une structure figée depuis trop longtemps.

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