5/6/2017 et après ? #EnPassant

Inédit… C’est le premier mot qui me vient  quand je constate le résultat de la présidentielle. Qui aurait prédit ce résultat ? Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Je ne sais pas… Seul l’avenir nous le dira.
Il faut avouer qu’elle est séduisante cette philosophie de prendre le meilleur de chacun pour faire avancer la France, d’être et de droite et de gauche. Est-ce que ça fonctionnera ? Difficile à dire, les élections législatives de dimanche permettront déjà d’y voir plus clair.
Personnellement, je ne pense pas que l’on puisse être de gauche et de droite ou ni l’un ni l’autre. Bien sur, ce jugement est soumis à l’appréciation de chacun.
Est-ce qu’être de gauche c’est voter pour Mélenchon ? Alors, je ne suis pas de gauche?
Est-ce que simplifier le code du travail et le mettre à jour avec les nouvelles pratiques professionnelles est une bonne chose ? Je le pense. Mais est-ce qu’il faut tout accepter ? Non.
Est-ce qu’il faut légiférer et rendre plus transparent le mandat d’un élu et ainsi qu’il justifie ces dépenses ? C’est du bon sens.
Est-ce que la politique doit être au service de l’humain plus que de l’économie ? C’est ma conviction, l’économie est un outil au service du progrès humain.
Est-ce que je suis de gauche? A vous de voir.
Est-ce que j’irai voté dimanche ? Bien sur, je voterai pour le seul candidat dont je partage les convictions. Et après… On verra.

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J’espérais un meilleur début…

J’espérais un meilleur début d’année…

J’avais déjà mal digéré les bancs grillagés d’Angoulême qui, le jour de Noël, donnaient un symbole fort du rapport à la pauvreté et aujourd’hui ce flot de haine me donne envie de vomir…

Je vous explique si vous n’en avez pas encore entendu parlé : un bébé rom est mort dans les bras de sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’un élu frontiste se déchaîne sur les réseaux sociaux (elles sont loin les racines chrétiennes de la France (et leurs valeurs) lorsque la campagne électorale est terminée).

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L’histoire ne s’arrête pas là…

Cette famille voulait enterrer son enfant dans la ville où ils « vivent » (là ou se trouve leur bidonville). Mais ils n’en ont pas eu la possibilité. La mairie refusa (un peu de charité aurait sans doute soulagé la famille dans ce moment douloureux).

http://www.europe1.fr/faits-divers/essonne-un-maire-refuse-qu-un-bebe-rom-soit-enterre-au-cimetiere-2333639?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Bien sur, ce cas n’est pas une généralité. Tous les élus ne profitent pas du moindre fait divers pour cracher leur venin via les réseaux sociaux. Mais lorsque je lis ça, lorsque je lis ces réactions, « j’ai mal à ma France » et aux valeurs qui la caractérisent comme, par exemple, la fraternité.

La Fraternité, une valeur si importante pour notre pays qu’elle est écrite en gros sur le fronton de nos mairies, mais qui est, malheureusement, trop souvent oubliée, car pour certains, « la france n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde » (Une manière inélégante de se décharger de ses responsabilités)

Mais alors, la France a t’elle vocation à s’occuper de la misère qui est sur ses trottoirs et dans ces bidonvilles ? Est ce que la fraternité s’arrête à l’identité, à l’origine ou à la nationalité de celui qui est dans le besoin ?

Je ne le pense pas car la misère ce sont aussi des « français pur souche » ou « d’origines » (expressions empruntées) qui en souffrent ainsi que ces roms, ces albanais, ces africains, … tous venus attirés par la lumière du pays des droits de l’homme mais à l’arrivée, au bout de leurs périples (lorsqu’ils y arrivent), ils sont jugés, coupables de leur misère. Notre rôle n’est il pas d’être les garants de la dignité de ces personnes sur notre sol ?

Pauvreté n’est pas vice. Parbleu ! Un vice est agréable.

Paul Léautaud